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Zones d’influences

“Zones d’influences”, vue d’exposition, 2018. Photo: Klaus Stöber

“Zones d’influences”, vue d’exposition, 2018. Photo: Klaus Stöber

“Zones d’influences”, vue d’exposition, 2018. Photo: Klaus Stöber

“Zones d’influences”, vue d’exposition, 2018. Photo: Klaus Stöber

“Zones d’influences”, vue d’exposition, 2018. Photo: Klaus Stöber

“Zones d’influences”, vue d’exposition, 2018. Photo: Klaus Stöber

“Zones d’influences”, vue d’exposition, 2018. Photo: Klaus Stöber

“Zones d’influences”, vue d’exposition, 2018. David Boeno, “Prisme abreuvoir. Observe dans l’eau l’image de l’astre”, 1991. Collection Frac Alsace. Photo: Klaus Stöber.

“Zones d’influences”, vue d’exposition, 2018. Clément Rodzielski, “Sans titre”, 2011. Collection Frac Champagne-Ardenne.

“Zones d’influences”, vue d’exposition, Astrid Nippoldt, “Heroic Turn”, 2001. Collection Frac Alsace. © ADAGP2018, photo: Klaus Stöber

“Zones d’influences”, vue d’exposition, 2018, photo: Klaus Stöber

“Zones d’influences”, vue d’exposition, 2018. Photo: Klaus Stöber

Présentée au CEAAC, l’exposition Zones d’influences a été conçue à partir d’une sélection d’œuvres issues des collections des trois Frac du Grand Est (Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne). Le commissariat a été assuré par les étudiants de la promotion 2017/2019 du Master « Critiques-Essais, écritures de l’art contemporain » de la Faculté des Arts de l’Université de Strasbourg.

 

L’exposition Zones d’influences réunit des œuvres mettant en jeu l’influence en tant que processus de modification des comportements et des perceptions. Le phénomène de l’influence désigne l’action progressive souvent imperceptible, d’un agent physique ou psychique sur quelqu’un ou sur quelque chose. Zones d’influences met en avant la multiplicité des espaces et des domaines où ce processus incessant peut être observé. L’exposition s’attache aussi à déconstruire les différents mécanismes du phénomène afin de mettre en évidence ses modalités, ses opérations et ses effets. En donnant ainsi à comprendre comment se créent des états instables, les œuvres sélectionnées peuvent générer un sentiment de trouble et, ce faisant, un questionnement vis-à-vis de ce qui paraît univoque et immuable.

Le milieu dans lequel nous vivons constitue le cadre où s’entrecroisent et s’opèrent les influences. S’il s’agit d’un territoire de tensions, comme dans l’œuvre d’Ursula Biemann, l’influence induite pourrait donc être d’ordre géo-politique. S’il est question d’un environnement culturel, comme dans l’installation de David Brognon & Stéphanie Rollin, celui-ci peut exercer une influence sociétale. Enfin, chez David Boeno, le milieu apparaît dans sa nature physique : le spectateur est invité à participer à une expérience optique qui résulte de l’influence mutuelle des phénomènes naturels.

L’influence agit de manière processuelle dans les protocoles conçus par les artistes Cyril Barrand, Astrid Nippoldt et le duo Jingfang Hao & Lingjie Wang. Leurs œuvres mettent respectivement en scène l’action exercée sur la matière par la pression pneumatique, la gravité et le soleil. Le processus se voit ainsi révélé par le caractère expérimental de ces œuvres. L’influence peut, par ailleurs, se retrouver dans le geste même de l’artiste, à la manière de Miriam Cahn et de Clément Rodzielski qui traitent la représentation et la perception des corps comme des entités changeantes et modulables.

Le mécanisme de l’influence est rendu visible par ses effets, en particulier lorsqu’ils se manifestent sous la forme d’une altération ; il crée par conséquent des états de nature instable et précaire. Les œuvres d’Annabelle Amoros et de Judy Chicago présentent notamment des états transitoires dans lesquels quelque chose de latent peut se manifester. Cette latence peut par ailleurs faire échec à tout conditionnement de l’identité : chez Daniel Brandely elle vient perturber l’assignation du genre, tandis que dans l’œuvre de Pierre Filliquet elle transforme la perception du lieu.

Dans un monde où les technologies numériques introduisent une immédiateté de l’information et un trop-plein d’images éphémères, l’exposition Zones d’Influences se propose ainsi de ralentir la cadence. À la manière d’une loupe, les œuvres sélectionnées rendent visibles les phénomènes d’influence, comme autant de prises critiques pour appréhender et questionner la réalité.

 

Les étudiants du Master « Critique-Essais, Écritures de l’art contemporain »
de la Faculté des Arts de l’Université de Strasbourg: Liliana Amundaraín, Loic Bosshardt, Marie Consuegra, Gwenaëlle Fénon, Daniela Zepka

 

Visite guidée :
Samedi 17.03.18 > 16h
Rencontre avec les artistes Annabelle Amoros, Jingfang Hao et Lingjie Wang
Jeudi 05.04.18 > 18h30

 

Le partenariat

Depuis 2009, le Frac Alsace est partenaire de l’Université de Strasbourg, permettant chaque année à un groupe d’étudiants du Département des Arts visuels d’être accompagné dans une démarche à caractère professionnalisant, avec comme finalité l’organisation d’une exposition d’œuvres de sa collection dans les locaux de l’Université. En 2015 et 2016, ce partenariat a connu un changement d’échelle par l’organisation d’une exposition au Frac, conçue par les étudiants du Master « Critique-Essais – Écritures de l’art contemporain ». Un nouvel essor a été donné au projet en 2016-2017 par une association avec le CEAAC, qui a également mis son expertise au service des étudiants et accueille depuis l’exposition, fruit de cette collaboration. Cette année, le partenariat s’enrichit encore par une ouverture aux collections des Frac Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine. En se positionnant comme parties prenantes des axes pédagogiques de l’enseignement supérieur, les Frac du Grand Est et le CEAAC réaffirment ainsi la force du lien que l’art entretient avec la recherche.

 


Dossier de presse