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Luca Sára Rózsa

The big black king,2018, huile sur toile, 210x220cm

Luca Sára Rózsa est née en 1990, elle vit et travaille à Budapest.

S’intéressant aux questions liées à l’existence, elle s’engage dans une démarche artistique qui consiste en une identification presque physique à la peinture :

“Notre quête de la permanence – c’est-à-dire de l’éternel et de l’impérissable – découle de notre existence finie et incertaine ; pour façonner notre vision de la vie, nous avons besoin d’une solide prise en main qui aide à rendre la pression existentielle et les doutes qui y sont liés plus faciles à supporter. Nous nous soumettons à des principes, des idéologies, des églises (et des dieux) et des humains puissants, les utilisant pour personnifier le désir de stabilité que nous nous efforçons d’atteindre. Ils sont les pierres angulaires de notre conscience, les juges de notre vie, ils nous guident et nous fixent des buts et des objectifs ; ils sont aussi ceux qui, pour assurer leur propre survie, font taire nos doutes sur l’existence et son sens.

 

WANNABE : “(…) Celui qui copie ou immortalise tout ou partie des aspects relatifs à son idole (…) Il est fort probable qu’un aspirant manque de confiance en lui et cherche des conseils.”
Source : urbandictionary.com


Une fois dans la vie, probablement (peut-être ?) tout le monde finit, angoissé, par se poser la question cruciale du sens de la vie, ou plutôt de son but. Qu’est-ce qui devrait nous motiver à définir nos objectifs ? Et à qui appartient le code moral qui nous aide à déterminer ces objectifs, sachant que, jusqu’au bout, nous sommes confrontés à la mort, à la négation de tout ?

Le moi ou l’ego qui est dans l’épicentre de l’existence individuelle est, comme nous le savons tous, douloureusement temporaire et cela contraste fortement avec la permanence relative de l’univers – comme nous le voyons.

Ma peinture se concentre sur un moi qui se bat contre l’absurde de Camus, un moi qui se bat et qui veut être quelqu’un mais qui est consumé par le temps et l’espace impitoyable. Le mot d’argot anglais “Wannabe” désigne (outre d’autres significations) un individu peu sûr de lui, qui a besoin d’un modèle ou d’une idée avec laquelle s’identifier et, ce faisant, il parvient à devenir quelqu’un.

Note de l’artiste, 2019.

 

Découvrez-ici notre interview de l’artiste !

Site web de Luca Sára Rózsa

Exposition(s) en lien :

  Embrasser l’inachevé / Wannabes