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Le puits voleur

Le puits voleur
Patrick Bailly Maître Grand
Béton, résine polyester, verre, miroirs, sérigraphie de la lune sur plexiglas
Diamètre du dôme: 4.5 m. hauteur : 2.5 m.
Parc de l’Orangerie, Strasbourg

 

Vue de loin, cette œuvre installée dans son cadre de verdure au cœur du parc de l’Orangerie de Strasbourg, interpelle délicatement le regard : s’agit-il d’un temple, le pendant du temple décastyle, dit “temple de l’amour” déjà présent dans le parc ? En s’approchant, la structure composée de quatre piliers supportant un dôme nous oriente plus vers l’hypothèse d’un observatoire astronomique…

De près, on observe la voûte céleste composée d’exactement 500 astres qui semble en apesanteur, effleurant les extrémités des quatre piliers situés aux quatre points cardinaux. Cette voûte est à portée de main : l’artiste aurait-il réussi à comprimer l’univers et à le transposer à l’échelle humaine ? Point de lunette astronomique dirigée vers le ciel : à la place se trouve un puits au fond duquel rayonne une pleine lune. Nous sommes émerveillés devant le stratagème, comme si, à l’instar de Galilée nous contemplions pour la première fois de si près la Lune.
L’installation ne se trouve pas au hasard au cœur d’un jardin paysager à l’anglaise qui donne l’illusion du désordre, car l’oeuvre de l’artiste donne l’illusion d’un ordre cosmique : ce n’est pas précisément la lune que l’on voit mais l’image, le reflet.

“Le puits voleur : équivalence de l’image et mirage du miroir pour un simulacre de genèse. Tout est dit.”