Exposition présentée du 20.1.2017 au 19.2.2017

Axel Gouala et Ján Sipöcz ont été lauréats du programme d’échanges artistiques avec Prague en 2015.

AXEL GOUALA
géométrie du feu

 

Né en 1987 à Paris, vit et travaille à Strasbourg.

 

La géométrie du feu décrit le désir insatiable de capter et retranscrire une forme en constante évolution. C’est l’irréductible part de sauvage qui résiste à la perpétuelle volonté de domestiquer.
L’image d’un feu dans une cheminée ou dans un poêle m’évoque celle d’un animal en cage. C’est une forme de vie farouche qui partage notre habitat, mais c’est aussi le premier outil de confort et de domestication; il nous a permis de dompter la lumière et l’espace. Il a donné le nom de foyer à nos maisons. Malgré ce chemin parcouru à nos côté, il a gardé sa beauté élémentaire et incorruptible. Il n’y aura jamais de géométrie précise du feu.
C’est cet impérissable degré de sauvage que j’essaye d’exhumer de notre quotidien. Et pourquoi pas si possible, modifier les frontières d’une zone de confort trop dessinées.

 

Ján Sipöcz
NIGHT LINEs

 

Né en 1983 à Bratislava, vit et travaille à Prague.

 

«Le médium photographique permet de travailler sur plusieurs thèmes à la fois. Vous pouvez suivre votre intuition et prendre une photo et puis, un an plus tard, lui donner un sens. L’exposition est un assemblage de plusieurs images indépendantes. Une reconstruction de rêves. Des images de l’esprit qui s’évade.

Eau poilue. Les souvenirs se dispersent en de milliers de gouttelettes et chacune d’entre elles file dans une direction différente… Après un moment, elles fusionnent à nouveau en une seule masse et s’écoulent… Un rêve.

Lorsque je m’endors, je cesse de percevoir le temps et les connexions, l’esprit fait ce qu’il veut. Il assemble des histoires sans suivre de règles. Des lignes nocturnes. Le bus de nuit ne prend pas son itinéraire habituel mais fait son tour comme bon lui semble, roule autour de la ville entière, du pays, du monde. Il s’arrête à des endroits étranges mais pourtant familiers. Parfois, il suit la même route. Nuit après nuit.

Quand je me réveille, je ne peux plus me rendormir. Je fixe juste le plafond où, même à travers les volets des fenêtres, je peux voir les lumières des voitures qui passent. Un, deux, cinq, douze, trente… il est trois heures et demie. Il y a des souvenirs de la veille dans ma tête: j’étais à une cathédrale, six papes étaient là, deux d’entre eux sans tête.

Quand les rais de lumière ont frappé la surface de l’eau, la moitié du Soleil était encore derrière la maison …»

Bratislava, 25 novembre 2016

 

 

Dossier de presse

 

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