Espaces Professionels

Lors de chaque exposition organisée au Centre d’art du CEAAC, l’équipe de médiateurs propose des visites accompagnées d’activités adaptées au public scolaire allant de la maternelle au lycée. Ce service, entièrement gratuit, est simplement soumis à une réservation 8 jours à l’avance.

Actuellement, dans le cadre de l’exposition collective Ernestoprésentée au CEAAC jusqu’au 15 février 2015 :

En 1971, Marguerite Duras publie son premier et unique récit dédié à la jeunesse. Intitulé Ah ! Ernesto, ce livre nous conte l’histoire d’un petit garçon de 7 ans qui décide qu’il n’est plus utile d’aller à l’école car dit-il : » on m’apprend des choses que je ne sais pas « . Suite à cette déclaration, les parents d’Ernesto tenteront de recadrer l’enfant avec l’aide de son instituteur. Sous les apparences d’une fable contemporaine, Marguerite Duras questionne les notions de savoir, de connaissances et d’éducation : questions éminemment pertinentes pour nos commissaires invités, Élodie Royer et Yoann Gourmel qui aborderont ces thèmes à travers les oeuvres des artistes réunis à cette occasion.

Disciple de l’accumulation, David Douard met en scène des lieux à expérimenter où les rapprochements opérés entre mots et formes conduisent à une certaine ambigüité. du sens et au développement de fictions. Technologiques et organiques, ses écrans de téléviseurs désossés deviennent le berceau de paysages à la fois oniriques et apocalyptiques.

Depuis les années 1960, Jean-Marie Straub et Danièle Huillet sont les symboles d’un cinéma créatif et exigeant. En 1982, ils adapteront le livre de Marguerite Duras, Ah ! Ernesto , qu’ils intituleront En rachâchant. On y retrouve le farouche et déterminé Ernesto en rébellion contre le système éducatif.

S’approprier les objets, les images, les phrases et les titres des autres pourrait-il représenter un nouveau mode d’appréhension et d’apprentissage du monde. Ce sont les procédés que met en oeuvre l’artiste lisboète, Ana Jotta. Elle nous proposera ici de découvrir ses dessins sur écran de projection où atmosphère et psychologie cernent un état d’être.

Guillaume Leblon met en scène la mémoire garante de la transmission de notre culture. Suspendant un arbre dans le vide, l’artiste nous invite tout à la fois à une scrupuleuse observation qui nous permettra de démêler le vrai du faux et à une douce rêverie qui nous conduira à cheminer du passé vers le futur par le biais de cette oeuvre contre-nature.

Formé aux arts comme à la philosophie, Benoît Maire se demande s’il est possible de donner forme ou image à des réflexions philosophiques. Ayant apporté quelques modifications à une encyclopédie de philosophie, l’artiste nous invite à une lecture plus subjective de la philosophie.

Ancien instituteur, Nicolas Paris questionne les rapports entre savoir et pouvoir afin d’encourager le juste partage des connaissances entre tous. À travers la tenue d’ateliers participatifs et la création d’oeuvres inspirées par nos modes de transmission du savoir, l’artiste nous propose de réapprendre le monde.

On dit de l’ouïe qu’elle est avec la vision, le deuxième sens de l’apprentissage dont est pourvu l’être humain. Ayant conçu une oeuvre sonore spécifique pour cette exposition, Dominique Petitgand découpe sons, voix et silences pour nous conduire à travers ses récits et paysages mentaux.

Dans ce cadre, deux médiateurs sont à la disposition des enseignants et de leurs classes afin de découvrir et de mieux appréhender les nouveaux moyens d’expression qui constituent l’art actuel. Vous trouverez ci-dessous les liens vers les dossiers de presse détaillant les ateliers :

Ateliers maternelle / primaire

Ateliers collège / lycée

 

Visites commentées gratuites 
Sur rendez-vous, délai de réservation 8 jours minimum.
Du lundi au vendredi de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00
Capacité d’accueil par séance : 2 classes – Durée : 2 heures
Contact : Gérald Wagner - public@ceaac.org ou au 03 88 25 69 70