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Espace Presse

Retrouvez ci-dessous les dossiers de presse de nos expositions actuelles ou à venir :

IL NE FAUT PAS EN VOULOIR AUX ÉVÉNEMENTS.
DANS LE CADRE DE REGIONALE 20

Avec :

Mali Arun / Sylvain Baumann / Florine Leoni / Patric Binda / Petra Blocksdorf / Sofia Durrieu / Pawel Ferus / Jérémy Gigandet / Jan Hostettler / Camillo Paravicini / Bianca Pedrina / Vera Sebert / Lara Hampe / Inès P. Kubler

Exposition – Centre d’art
30.11.19 – 16.02.20
Vernissage : 30.11.19 > 18h00

 

Il ne faut pas en vouloir aux événements.

Ces huit mots d’une simplicité lapidaire, dérobés à l’empereur romain Marc Aurèle – mais dont l’origine exacte demeure confuse – circonscrivent une intuition, un pressentiment. L’abondance d’informations et la richesse de connaissances auxquelles nous avons accès s’accompagnent d’une sensation d’émiettement frénétique, d’accélération et de saturation épuisantes. L’époque que nous traversons est certes éblouissante, mais aussi décourageante, voire absurde, pour qui espérerait y apercevoir un horizon.

Or, les « événements » dont il est question sont des surfaces visibles : ils recouvrent un enchevêtrement vertigineux de faits simples. Peut-être s’agit-il, alors, d’aller au-delà des images, des formes et des effets pour chercher, non pas seulement ce qu’ils montrent, mais ce qu’ils sous-tendent. Ceci appelle une attention particulière à la façon dont nous percevons et habitons le monde. Et ce que celle-ci révèle de nous et en nous.

À l’image de cette recherche, l’exposition esquisse un parcours à l’aspect fragmenté et discontinu – une déambulation oblique, dans laquelle la divagation est délibérée. Les accords et les contradictions qui s’établissent entre les œuvres, leurs esquives ou collisions, pourront faire surgir des sens nouveaux, qui ne sauraient se résoudre à la somme mathématique des parties. Reste le manque, la part non élucidée qui échappe et résiste à l’énonciation et dont chacune des propositions se fait témoin.

Commissariat: T.Charpentier, P. Felix-Geoffray, E. Gallina, R. Görgen, M. Rouchet, G. Wagner

 

 

EMBRASSER L’INACHEVÉ / WANNABES

Avec :

Lorine Boudinet / Luca Sára Rózsa

Exposition – Espace International
17.01.20 – 16.02.20
Vernissage : 16.01.20 > 18h30

Lorine Boudinet
Embrassé l’inachevé

Je revêts
ce mois-ci
le manteau de mes nuits
pour me cacher des ombres au temps où la nature brunie,
où mes nuits prennent le pas sur mes jours,
où elles frappent pendant que le soleil
dors au loin.

Durant un mois à Budapest je me suis imprégnée de l’automne hongrois, de la nuit dévorant le jour et des pluies diluviennes qui assombrissent les façades décrépies de Pest entre deux éclaircies.

Ma première visite fut le cimetière de Fiumei road à l’heure de la Toussaint.

« Embrasser l’inachevé » est une exposition mêlant l’installation artistique et la recherche matérielle du passage entre deux saisons. Avec le soucis de parler d’objet à travers l’art et vice versa.

Notes de l’artiste, 2019.

 

Luca Sára Rózsa
Wannabes

WANNABE : “(…) Celui qui copie ou immortalise tout ou partie des aspects relatifs à son idole (…) Il est fort probable qu’un aspirant manque de confiance en lui et cherche des conseils.”

Source : urbandictionary.com

 

Une fois dans la vie, probablement (peut-être ?) tout le monde finit, angoissé, par se poser la question cruciale du sens de la vie, ou plutôt de son but. Qu’est-ce qui devrait nous motiver à définir nos objectifs ? Et à qui appartient le code moral qui nous aide à déterminer ces objectifs, sachant que, jusqu’au bout, nous sommes confrontés à la mort, à la négation de tout ?

Le moi ou l’ego qui est dans l’épicentre de l’existence individuelle est, comme nous le savons tous, douloureusement temporaire et cela contraste fortement avec la permanence relative de l’univers – comme nous le voyons.

Ma peinture se concentre sur un moi qui se bat contre l’absurde de Camus, un moi qui se bat et qui veut être quelqu’un mais qui est consumé par le temps et l’espace impitoyable. Le mot d’argot anglais “Wannabe” désigne (outre d’autres significations) un individu peu sûr de lui, qui a besoin d’un modèle ou d’une idée avec laquelle s’identifier et, ce faisant, il parvient à devenir quelqu’un.