Exposition présentée du 28.4.2017 au 21.5.2017

Lena Ditlmann et William Drummond ont été lauréats du programme d’échanges artistiques Strasbourg/Francfort en 2017.

LENA ditlmann
index

 

Née en 1982, Lena Ditlmann vit et travaille à Francfort-sur-le-Main depuis une douzaine d’années.

 

Accueillie à Strasbourg de janvier à mars 2017, Lena Ditlmann a concentré sa résidence autour du développement de ses dessins. Plutôt que la réalisation d’idées préconçues, il s’agissait surtout pour l’artiste de relier le plus librement possible son travail au contexte et aux conditions de sa résidence.

Installée dans l’un des ateliers du Bastion 14, cet ancien rempart de la ville de Strasbourg, Lena Ditlmann s’est d’abord attachée à créer un cadre de travail s’apparentant davantage à un laboratoire qu’à un atelier. En peu de temps, les murs dénudés de la pièce se sont alors transformés en une vaste collection d’idées visuelles, parsemés de notes colorées, graphiques et de dessins de formats variés.

Les motifs abstraits aux traits fins que Lena Ditlmann agence sur le papier laissent entrevoir, par leur organisation, la construction de formes naturelles.L’étude de pièces exposées dans les différents Musées de la Ville de Strasbourg,- notamment des esquisses et des photographies de la nature environnante – lui a permis de développer son projet de recherche.

Le travail de Lena Ditlmann ne repose pas sur l’imitation visuelle des structures ou des formes organiques. L’artiste s’intéresse davantage à la nature systématique de leur formation. Celle-ci révèle en effet des propriétés mathématiques, qui fascinaient les hommes dès l’Antiquité et pourraient être comprises comme une structure primitive de notre monde.

La démarche de l’artiste se développe donc autour de ce postulat. Les formes abstraites qu’elle propose, au sein desquelles résonnent les éléments dits «créateurs», oscillent entre le perceptible et l’invisible de
notre monde sensible.

 

 

william Drummond
there must be moths

 

Né en 1988 à Paris, William Drummond vit et travaille à Strasbourg.

Depuis plusieurs années, William Drummond fait de la figure du scientifique le point de départ de ses enquêtes. À partir de ses expéditions, des plateaux andins jusqu’au massif vosgien, il ne cesse d’ébranler ce qui paraît immuable.

Son travail prend la forme d’installations, de dessins, d’éditions ou encore de performances. Du métissage Hopi à la gueule de bois coloniale en passant par l’exotisme noir, sa recherche se lit et se raconte comme une succession
d’événements à la fois intimes et collectifs, pour donner naissance à une
réinvention du monde.

En cristallisant son expérience sous la forme d’une installation, l’artiste a pour ambition de nous faire pénétrer dans un instant révélateur de nos fantasmes et de nos angoisses.

La réalisation d’éditions, de recueils, d’écrits et de conférences vient éclairer ses recherches sous un autre jour : il organise ainsi le sauvetage d’une pensée en devenir, laissant ses recherches, toujours inachevées, hors de tout enfermement dogmatique.

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There must be moths est une recherche démarrée au cours de sa résidence à Francfort. Après avoir étudié l’inconscient de la ville avec le projet I am looking for storytellers, William Drummond l’explore alors comme un lieu de mutation, mêlant à la fois l’artifice et le naturel.

Les mégapoles deviennent des écosystèmes naturels complexes où la  sélection naturelle offre de nouveaux paradigmes. Dans ce travail en cours, la rumeur d’un papillon de nuit devient une allégorie du changement, nous invitant à réenvisager la confrontation nature-culture.

Depuis la mégapole financière de Francfort, l’entomologiste se mut en Don Quichotte et l’artiste attend les insectes, entre dystopie et nostalgie.

 

 

Dossier de presse