Anil Eraslan et Guillaume Alimoussa sont tous deux partis en résidence à Berlin en 2012, avec le soutien du CEAAC, de la Région Alsace, de la Ville de Strasbourg et du service culturel du Canton de Fribourg.

Anil Eraslan 

comment définir la durée comme un objet de travail?

les textes improvisés, les images qui s’improvisent, les sons nés
des interférences. entre apparition et disparition dans le temps. arrêt sur le son.
circuler dans l’espace-temps de l’improvisation. des arrêts. des arrêts longs.

j’avais envie de travailler sur la longueur, la durée, le temps défini. la durée de ma résidence à Berlin
était une sorte de performance en continu, sur le long-terme, accompagnée par des enregistrements et
compositions des images et des sons, photographies de longues expositions et performances avec les autres artistes.

dans une durée définie tout se compose si l’on témoigne.
rien de conceptuel. une simple envie d’être dans le temps réel. d’être là-bas, à ce moment là, puis, de laisser passer les interactions
entre les choses. sans contrôler les textes, les images. comme les sons. les laisser dialoguer entre eux.

cette idée est entourée par la discipline de l’improvisation. l’improvisation est une grande discipline
pour moi. visuellement ou avec des sons, ça raconte ce moment là. la recherche consiste aussi à créer
un espace où l’on s’éloigne du sens et l’on s’en rapproche. la question d’enregistrer ces moments ne se
pose plus car ce n’est pas une documentation mais une transformation du temps et du lieu où l’on
peut accéder à tout moment par différents instants.

Note d’intention d’Anil Eraslan à propos de son exposition à l’espace international du CEAAC, mars 2013.

 

Guillaume Alimoussa

J’étais parti à Berlin dans le but de constituer un herbier composé d’adventices ( Une adventice est une plante qui pousse dans un endroit où on ne souhaite pas la voir se développer, une mauvaise herbe en d‘autres termes), au retour j’avais ces photos représentant des amis ( musiciens, artistes plasticiens ,éditeurs, critiques ou designers) posant respectivement avec des pièces que j’ai faite en différentes occasions.

Lors de cette résidence j’ai décidé de mettre en avant ce à quoi le terreau berlinois est bénéfique : des gens très importants à mes yeux, des lieux hors du commun auxquels je suis attaché et la créativité que ca implique.

Note d’intention de Guillaume Alimoussa, mars 2013.