Claude Horstmann

    J’interroge l’espace et le langage par différents moyens et medias, surtout le dessin, l’installation et la performance/lecture, mais aussi par les sérigraphies et les éditions imprimées. Des formes abstraites, des mots et phrases sont dessinés ou trouvés dans l’espace urbain. Ils peuvent avoir un aspect sculptural ou s’inscrire sur des différents supports (papier, livre, etc.) ainsi que dans un espace donné. Cela concerne la ligne, le signe, le noir, le blanc, l’infime ou le monumental. Effectivement, mon intérêt concerne tout ce qui est de l’ordre de l’inscription : couche, surface, superposition, notation, langage pictural. Cela inclut aussi l’imprévisible, l’espace, le blanc, les conditions et matériaux qui existent dans un lieu.»
    Claude Horstmann, entretien avec S. Vojik, art3, Valence, 2007
    À la HEAR j’ai rencontré des étudiants et jeunes artistes formés dans cette école. Après plusieurs rencontres individuelles, un groupe s’est formé avec Elise Alloin, Emeline Galhac, Marianne Mispelaere, Jeanne Berger, Joséphine Kaeppelin et Audrey Ohlmann. Nos intérêts plastiques et les séances de travail collectives ont convergé vers des questionnements ayant trait aux espaces de l’écriture, au dessin abstrait et à l’édition – livre d’artiste et impression numérique. Cette collaboration théorique et pratique s’est concrétisée par notre exposition collective „über-setzen“, présentée à l’Atelier Wilhelmstrasse à Stuttgart. Invitée pour une présentation individuelle, j’ai rapidement élargi cette invitation à ces rencontres nouvelles : c’était logique d’aller aussi sur «l’autre côté » : Traverser le Rhin et se confronter à d’autres langues, à d’autres terrains.